D’après La vie est un rêve de

Pedro Calderón de la Barca

 

Trad. Denise Laroutis,

éd. les Solitaires Intempestifs, 2004

 

Mise en scène

Alexandre Zloto

 

Création lumière et construction

Paul Alphonse


Création sonore

Julien Torzec

 

Avec

Ariane Bégoin, Franck Chevallay, Boutros El Amari, Charles Gonon, Dan Kostenbaum, Caroline Piette,

Yann Policar

Comme un miroir, La vie est un rêve nous renvoie à des questions essentielles sur le fondement de notre existence, l’illusion et la réalité de ce que nous vivons et notre rapport aux autres. À travers la relation au père, c’est la blessure originelle de notre naissance qui se pose. Dans la pièce de Calderón les mères sont absentes et seuls les pères, défaillants, tentent de faire face à une relation qui les dépasse. Les deux héros de la pièce, Rosaure et Sigismond, sont donc seuls face à leur expérience. Ils devront apprendre à discerner la réalité de l’illusion à travers un parcours initiatique riche en rebondissements pour finalement renoncer à leur amour.

 

Ces notions de renoncement aux passions, de discernement entre la réalité et l’illusion, entre moi et les autres, d’apprentissage par l’expérience propre plutôt que par la théorie me renvoient à la philosophie indienne du Vedanta et plus tard au bouddhisme. Philosophie non dualiste de l’existence, le Vedanta enseigne comment dépasser notre identification aux apparences pour aller vers la seule réalité possible : Le Soi réel, la conscience pure. Pour moi, la pièce de Calderón est un parcours initiatique de l’ombre vers la lumière. Le chemin d’un homme que son destin éprouve pour l’amener vers l’éveil. Un homme-bête qui à la fin de l’œuvre se révèle un roi d’une grande sagesse, et avant tout un homme.

 

 

Au Théâtre du Soleil du 12 mai au 14 juin 2015.

 

 

Dossier Impressions d'un songe

 

 

 

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