INTENTION…

 

 

L’histoire commence en un lieu indéterminé, un lieu ouvert, chargé d’une atmosphère à la fois mystérieuse et inquiétante. La lande écossaise éructe tout-à-coup ses étranges messagères, et les dés sont jetés pour un homme, qui, animé d’un amour violent pour une femme ambitieuse, finit par faire du pouvoir sa maîtresse dévoratrice et meurtrière.

 

L’obscurité enveloppe le spectateur soudain projeté dans la tête d’un homme victime de son propre cauchemar: un espace vide, le sol bruisse sous les pieds de personnages venus d’une contrée lointaine où les hommes ont des visages de loups.

 

L’espace est plein de sons inquiétants, de silences, de mots. Le long poème Macbeth se déroule aux pieds mêmes des spectateurs inclus dans le dispositif scénique: ça “joue” devant, derrière, à droite, à gauche; le musicien se déplace, change d’accessoire, malmène son instrument, soutient, accompagne les acteurs qui tentent de raconter, le plus simplement possible, l’histoire de cet homme, en proie à ses peurs et à ses démons.

 

Le spectateur n’a ni référence de temps, ni de lieu. Les costumes évoquent une Mongolie lointaine, l’espace est tour à tour champ de bataille, salle de banquet, château assailli. Quatre chaises suffisent à matérialiser les espaces, deux rideaux à permettre les entrées et sorties des acteurs. Et Shakespeare se raconte.

© 2016 par TAFThéâtre.
 

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